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L’ANDCMD

 

L’Approche Non Directive CréatriceMD

Les influences et les origines de l’ANDC

La créatrice de l’approche, Colette Portelance, québécoise et docteure en éducation, a cofondé son école en 1989, avec François Lavigne, diplômé en psychologie clinique et en psychopathologie. Elle a fait connaître les principes de l’Approche non directive créatrice dans son ouvrage intitulé Relation d’aide et amour de soi, maintes fois revu et réédité.

L’Approche non directive créatriceMC (ANDCMC) est une forme de relation d’aide qui met l’accent sur l’authenticité de la relation entre le thérapeute et son client. Elle ne se veut pas une psychothérapie formelle et s’en distingue par le fait qu’elle n’est pas un traitement et qu’elle ne nécessite pas l’évaluation du patient.

La qualité de la relation constitue la base du processus de transformation de « l’aidé ». Du point de vue de l’Approche non directive créatrice, les plus grandes souffrances et les plus grands problèmes de l’être humain proviennent de ses expériences relationnelles éprouvantes, tant passées que présentes. Ainsi, l’expérience prolongée d’une relation profonde et authentique avec un spécialiste de la relation affective pourrait transformer l’effet de ces expériences et procurer une sérénité intérieure durable.

L’Approche non directive créatrice incite à reconnaître et à exprimer ses émotions refoulées, ses résistances et ses besoins fondamentaux, en vue de libérer son propre potentiel créateur. L’efficacité de l’Approche non directive créatrice repose moins sur une technique spécifique que sur la qualité de présence du thérapeute et de sa relation avec son client. Dans le cadre des rencontres, c’est surtout en exprimant verbalement son vécu et ses besoins que l’individu se révèle à lui-même. Cela pourra l’amener à se transformer intérieurement et à résoudre ses problèmes spécifiques. Le climat de confiance et d’intimité, ainsi que l’acceptation inconditionnelle du thérapeute, sont essentiels pour favoriser cette expression et cette découverte.

La non-directivité de l’approche permet à la personne en traitement de s’exprimer tout à fait librement. Se sentant acceptée et comprise, elle pourrait reprendre ainsi pouvoir sur sa vie. Pour sa part, le thérapeute a, bien sûr, une responsabilité d’encadrement. Il donne au cheminement un cadre de référence sécurisant en ce qui concerne le temps, l’espace, les honoraires, les règles à suivre, etc.

En pratique

À la première rencontre, le thérapeute invite la personne à nommer les raisons et les objectifs de sa démarche. Puis, il l’informe des spécificités de l’approche. Si un lien positif s’établit entre les deux personnes – ce qui ne s’explique pas de façon rationnelle – il est possible d’amorcer le processus.

Un des rôles du thérapeute est de reformuler ce qu’il observe et entend, en des termes précis et de façon objective. Il n’interprète pas et ne présume de rien. Il peut refléter la souffrance intérieure de son client, l’amener à la préciser, et l’aider à découvrir des solutions qui soient en harmonie avec lui. Le thérapeute n’a donc pas de pouvoir sur la personne, sauf celui de l’écouter et de l’aider à élucider ses conflits intérieurs.

La durée d’un traitement varie selon le problème et le rythme de la personne, mais généralement, un minimum de 10 séances est requis. Pour certains, ce nombre de séances peut être concluant, tandis que pour d’autres, la démarche peut se poursuivre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Respect de la loi 28

Les diplômés du Centre de relation d’aide de Montréal (CRAMMD) peuvent pratiquer en toute légalité en respectant le cadre de leur pratique. Le CRAMMD a le souci de former des thérapeutes qui pratiquent en conformité avec cette loi. Ils doivent accéder à une association professionnelle, la CITRAC pour le Québec et l’AETRA pour l’Europe, et ainsi porter le titre réservé de « TRA, Thérapeute en Relation d’AideMC ». Cette adhésion leur permet de recevoir le ressourcement nécessaire pour être à la fine pointe de l’ANDCMD et de rester en constante conformité avec la loi. Ils bénéficient d’un encadrement professionnel et sont régis par un code d’éthique et de déontologie qui assurent la protection du public. La CITRAC et l’AETRA voient aussi à défendre et promouvoir les intérêts de leurs membres.